Le moment le plus triste de 2021, a été la perte de mon cocker. 10 ans d’amour emportés par un cancer. Un amour irremplaçable, une compagnie qui me manque encore aujourd’hui. Moi et ma mère étions tellement inondées de chagrin, qu’on a pas tenu très longtemps avant d’obtenir un nouveau chien. Alors oui, peut-être pas avec assez de recul vu la courte période de deuil, mais j’étais en dépression et avec le deuil c’était pire, et ma mère venait de faire une crise cardiaque émotionnelle quelques mois auparavant alors mon père a voulu raviver un peu l’ambiance à la maison. Et il a eu raison. Maki, notre nouvelle arrivante est pleine d’énergie et elle nous occupe bien l’esprit avec toutes ces bêtises ! Un vrai enfant ce chien, une boule de poils infini avec un petit cerveau aux raisonnement cocasses…
A-t-elle remplacé Stella ? Non, loin de à, il m’arrive encore de pleurer mon cocker 4 ans après son départ. Maki est un tout autre amour, une compagnie différente. Stella dormait souvent dans ma chambre avec moi et se laissait facilement caresser. Maki elle ne tient pas en place, c’est comme un jeune enfant et ce n’est pas négatif. Sur le moment ça peut être énervant, mais ça me fait réfléchir sur ses besoins. Elle attrape quelque chose pour le détruire ? Alors, je me demande si je lui ai donné l’occasion de se défouler récemment. Elle est embêtante alors que je suis occupée ? Alors je me demande si j’ai pris une pause, si je ne suis pas entrain de faire le parent sans patience avec mon travail. Et franchement, son excitation à chaque fois qu’elle me voit rentrer à la maison ou au réveil, c’est le plus gros des bonheurs. Quand on est déprimé, triste ou seuls, la compagnie d’un chien peu importe sa personnalité est toujours une présence réconfortante. C’est toujours aussi chouette de voir la fête qu’elle fait quand elle me voit et parfois j’ai tellement hâte de la voir contente que même moi je fais la fête pour nos retrouvailles et le bonheur est alors décuplé !
Je l’aime énormément et j’ai déjà fait des folies pour elle…du genre, rentrer par la porte arrière du cabinet vétérinaire quand elle avait potentiellement avalé de la mort-aux-rats et la vétérinaire ne savait pas que j’étais là (sinon elle m’aurait ouvert la porte bien sûr ). Je me rappelle avoir pleuré de culpabilité et demandé pardon à la vétérinaire, j’étais vraiment menée par l’urgence et le désespoir, ce n’était pas correct ce que j’avais fait. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle a eu de l’empathie ou parce que me remballer revenait à refuser de sauver mon chien mais Maki a bien été prise en charge à temps. Je me rappelle avoir plongé ma main sans gants ni aucun scrupule dans son vomi pour vérifier que c’était bien de la mort-aux-rats qui avait causé toute cette agitation. Ce jour là, je suis rentrée en soutien-gorge ( à la maison hein, pas au cabinet quand même :p ), mon haut avait servi pour accumuler son vomi pour pas salir la voiture de mon père.
Ce qui m’a marqué chez Maki, c’était le fait qu’elle soit restée près de moi automatiquement dès que je lui ai enlevé la laisse dans mon jardin le premier jour. Quand je la promenade en laisse, elle tire et c’est désagréable. Comme elle est têtue, je ne lui avait jamais fait confiance pour la lâcher en balade de peur qu’elle continue une bêtise sans m’écouter ou qu’elle s’enfuie à la poursuite d’un animal car elle reste après tout un chien de chasse. Aujourd’hui, grâce à mon compagnon qui l’adore et qui croit en elle, on la promène dans les bois sans laisse et c’est mille fois plus agréable !





