Le gros départ

J’ai obtenu mon CESS. Enfin terminé ces satanés études obligatoires. J’ai terminé mes secondaires en option linguistique : je faisais de l’anglais, du néerlandais et de l’allemand.

Je me lance dans des études d’architecture à la capitale belge. C’est donc sur Bruxelles et plus précisément Ixelles, que je démarre ma vie d’étudiante

Le cliché de la nouvelle vie universitaire s’applique bien à moi : nouvelle ville, nouvelles études, pas de camarade connu et bien évidemment, je vais habiter seule.

Je vais vous la faire courte, cette année-là, ce fut une catastrophe. J’ai réussi la totalité de mes crédits au détriment de ma santé et de mon hygiène de vie. J’ai vraiment tout mis de côté et donné corps et âme pour les études.

Est-ce que ça en valait la peine ? Ca dépend de quel angle on voit la chose. D’un point de vue médical, je me suis bousillé le mental et engendré des pathologies qui vont me suivre encore bien des années plus tard mais ça, je l’ignorais évidemment. D’un point de vue académique, j’ai réussi mes crédits dont on pourrait dire que c’était un mal pour un bien, « un sacrifice »…

La fin d’année était compliquée, je trouve ça complètement paradoxal que le blocus se retrouve en période de Nöel et fin d’année. Comment rester calme quand tu sais qu’un mois d’examen intense t’attend, comment profiter des moments en famille quand tu as des projets à avancer, des syllabi à lire, des exercices à refaire, des formules à retenir, et que, pour courroner le tout, tu ne dors pas bien ? Cependant, être entourée de mes parents était un soulagement. Les repas étaient faits et j’avais un chien à caresser pour déstresser.

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